[Auteur invité] Thomas Brault - Carte postale de Mongolie
La Mongolie
Le jeune Bat, l’agence Nomad Planete et Undraa, interprète saisonnière, nous guideront pendant dix jours à travers la steppe mongole et très vite nous nous lierons d’amitié.
Nous voyageons à travers une infime partie du pays en 4x4. Les chemins cayouteux rendent les moindres kilomètres très longs. Nous sommes hébergés par quatre familles nomades : toutes vivent du travail éprouvant de l’élevage. Leurs journées sont rythmées par leurs troupeaux, leurs vies par la nature. Ils se déplacent dans la province au rythme des saisons.
Notre périple est rythmé par les rencontres: ici il n’y a pas d’adresses, les nomades croisés sur le chemin nous dirigent, et nous nous arrêtons pour le temps d’un thé, ou plus. Près de Khugnu Khan, le petit désert de Gobi, on nous convie à un barbecue, pour célébrer la naissance d’un nouveau né. L’hôte tue et dépèce la chèvre du festin à côté des enfants qui jouent. Famille, amis, nomades de passage, nous sommes une vingtaine à manger la chèvre avec les doigts. Chant, danse et jeu à boire : le perdant doit boire un verre d’airag. On a beaucoup perdu, et beaucoup ri.
Les enfants qui choisissent leurs friandises lors du baptême.
Le dépeçage de la chèvre se fait tout naturellement.
Les gens qui nous accueillent nous disent souvent que nous ne sommes pas venus à la bonne période. Quelques semaines plus tôt et nous aurions pu admirer les étendues vertes et profiter de températures plus que positives au réveil. Mais dès notre arrivée, nous observons une certaine harmonie entre les plaines infinies cramées par la canicule du mois d’août, les troupeaux, les yourtes et les vêtements des nomades. Les tonalités de couleurs concordent parfaitement.
Au retour d’une ballade à cheval, dans la vallée d’Orkhon
Un nomade rassemble le troupeau à cheval.
Monkzaya à la traite des chèvres.
La steppe mongole, et le troupeau de chevaux.
Une fois sous la yourte, les quelques rayons venus du ciel passants par l’ouverture centrale viennent au fur et à mesure du temps éclairer famille et invités de passage. Le lait de jument fermenté (l’airag), que l’hôte tend tour à tour à ses invités, éclaire leurs visages, la lumière reflétant dans le blanc pur du breuvage.
Ulziibat éclairé par l’ouverture centrale de la yourte.
Matériel
Coté matériel il a fallu faire des choix pour 7 mois de voyage :
- Un Canon 5D Mark II
- Objectifs : 50mm 1.4 + 24mm 1.4 + 135mm 2.0 – grand fan des focales fixes, qui permettent une connaissance exact de l’angle de vue, et une ouverture maximale, la résolution du 5D permet en plus de recadrer en post production.
- Un Fujifilm X100
- Un MacBook Air (Intel core 2 duo 1,4Ghz avec SSD)
- 2 Disques dur externes 500Go étanches et anti-chocs pour les sauvegardes. La grande peur étant bien sur de tout perdre, nous en gardions un toujours sur nous, et l’autre restait à l’hotel.
Notre grand regret était au niveau du Fujifilm X100, bien que très discret, le manque de vitesse sur l’AF nous a été très dérangeant, de plus, il a été victime d’un bug connu: le disfonctionnement du calcul de la lumière, deux mois après être partis.